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25.10.2007

Natasha

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Petite Natasha deviendra grande....comme Polly Jean !

 

Pour commencer petit flash-back en 1995 (et oui ça date !). En plein déferlante Brit-Pop est organisé au Zénith le concert du siècle (ou presque) avec dans l'ordre Menswear, Pulp et PJ Harvey. Menswear, malgré un hit génial (Daydreamer) est vite retombé dans l'oubli. Pulp était au sommet de sa forme avec un Jarvis Cocker qui n'en faisait pas des tonnes à l'époque (les chansons somptueuses de Pulp suffisaient à ravir un Zénith entier). Et puis la cherry sur le cake, la créature du Dorset qui présentait le sublime (et indétronable ?) To Bring You My Love. La mise en scène était précise, Polly était entouré par des musiciens incroyables qui sublimait sa musique. Elle trônait fièrement au centre de la scène entourée du multiples instruments et clôturant son concert par Goodbye en assénant des grands coups de bâton sur le plancher du Zénith. Le nirvana n'était pas loin, croyez moi.

 

Retour dans le présent : ce 24 octobre au Trabendo, à quelques encablures du Zénith (squatté par Mika ce soir-là, - vive l'eurostar, les anglais habitent à Paris désormais - ). Et il règne de la magie ce soir là. J'ai retrouvé le même esprit que lors du concert de PJ Harvey de 95. Natasha à beau être partout, elle reste au centre de l'attention en permanence. Comme la Polly de l'époque elle use et abuse de multiples instruments et termine même avec son bâton shamanique. Bon il y a bien quelque petites différences, Natasha en est encore au stade de l'apprentissage, le jeu est encore approximatif, mais clairement on sait qu'elle ira loin, qu'elle ne peut que progresser et qu'elle finira par écrabouiller les pseudo-chanteuses comme Lily Allen.

Enfin de la nouveauté, ça fait plaisir d'assister à l'éclosion d'un talent pareil.

 

23.10.2007

99 F

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99 F, de Jan Kounen (info

 

 

Pour commencer je dois dire que j’avais adoré le récit de Beigbeder, c’était vif, hargneux, déroutant, percutant, politiquement incorrect et, last but not least, brillamment écrit. Pour tout dire je trouvais le roman difficilement adaptable à l’écran.

Le challenge était donc de taille pour Jan Kounen qui n’a pas une filmographie excitante derrière lui il faut le dire malgré sa grosse cote dans le « milieu ».

Le film est donc vif et percutant au début pour très rapidement s’essouffler. Le scénario s’attarde sur les passages les moins intéressants du roman (selon moi). Mais le pire c’est bien entendu la mise en scène calamiteuse du film, c’est bien simple, tout est moche, mal filmé, mal cadré, mal éclairé ! Du coup ça fait mal aux yeux et c’est très pénible à regarder. Il faut donc compter sur le talent des acteurs pour nous divertir quelque peu. Je passe sur la fin calamiteuse du film. Bref je pense que notre Frédéric national peut dormir encore longtemps, un réalisateur n’est pas près de lui voler la vedette.

Prochain test : Houellebecq qui se colle lui-même derrière la caméra, on peut craindre le pire !

18.10.2007

Jour de Grève

A chaque fois que nos syndicats se déchainent, je ne peux m'empecher de penser à ce texte de Richard Martineau paru en 2005 sur son blog, je vous le retranscrit ici :

 

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Un texte rès intéressant sur la mondialisation, à lire dans le magazine du New York Times.
L'auteur, Thomas L. Friedman, l'un des plus brillants commentateurs de la situation au Moyen-Orient (son livre From Beiruth to Jerusalem est extraordinaire), encourage les Américains à se réveiller s'ils ne veulent pas se retrouver le bec à l'eau dans 20 ans.

Avant, dit-il en substance, les habitants du Tiers-Monde ou des pays en voie de développement devaient émigrer en Occident pour se trouver un emploi. Maintenant, ce sont les emplois qui émigrent dans leur pays.
Bientôt, un jeune Indien de 17 ans équipé d'un ordi et d'un branchement Internet pourra faire le boulot d'un Américain pour une fraction du prix. Sans avoir à se déplacer...

Déjà, en Inde, c'est l'explosion.
"Quand j'étais petit, dit Friedman, ma mère me disait de terminer mon repas car en Chine, il y avait des enfants affamés. Maintenant, je dis à mes enfants d'arrêter de jouer au Nintendo et d'étudier car en Inde, il y a des enfants qui veulent leur job. Le monde a bien changé..."

Bref, si les Américains (et, par le fait même, les Canadiens et les Québécois) ne mettent pas tout de suite l'accent sur L'ÉDUCATION et sur le VIRAGE TECHNOLOGIQUE, ils risquent de rater le bateau. C'est terminé, l'époque où la Chine et l'Inde souffraient en silence et croupissaient dans l'ignorance. Ce sont maintenant des forces économiques majeures, avec des milliards de consommateurs et de travailleurs potentiels.
Aujourd'hui, les Chinois et les Indiens fabriquent des jouets pour les Dollorama. Demain, ils fabriqueront des autos, des ordis, des I-Pod.

Qui a dit que la mondialisation n'avait que des mauvais côtés?

Pas étonnant que les syndicats se mobilisent autant contre la mondialisation. Ils ont peur de perdre leur part de marché. Qu'importe, pour eux, si les Indiens et les Chinois n'auront bientôt plus besoin de sucer des touristes allemands pour vivre, ils s'en foutent comme de l'an 40. L'important, pour nos leaders syndicaux, n'est pas de partager la richesse, mais de protéger leurs membres, c'est tout.

Maintenant que les Chinois et les Indiens sont sur le point de profiter des bienfaits du système, on dit: "Woah,là, attendez une minute! Ce n'est pas si génial, le progrès... Je ne sais pas si l'on devrait vous permettre d'acheter des autos. Après tout, ça pollue..."

Quand nous on pollue, c'est correct. Mais quand les Indiens et les Chinois veulent eux aussi se promener en bagnole, soudainement, on devient membre de Greenpeace! Quelle hypocrisie...

Ce qui nous fait chier, en fait, c'est qu'on ne sera plus seul à table. Des milliards d'autres individus vont bientôt se pointer au buffet. Et ils ont faim. Ils sont prêts à bosser comme des fous, pour des salaires modestes...

Oh, bien sûr, au début, ils vont être payés des pinottes. Mais ils vont faire comme nous. Ils vont s'organiser, défendre leurs droits, demander de meilleurs salaires et de meilleures conditions. Et, peu à peu, ils vont grimper les échelons.

"Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera", a déjà écrit un intellectuel français dans les années 60.
Attendez que l'Inde se réveille, vous.
Ça va trembler en maudit.

 

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Ce texte me parle d'autant plus que dans mon environment actuel, on licencie des personnes pour embaucher des indiens (en Inde bien sur !) 

16.10.2007

L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

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L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, de Andrew Dominik (info

 

Et bien tout est dans le titre : long !

Non franchement ce film me rappelle quelque chose : une histoire vraie d’une personne dont on sait à l’avance qu’il va mal finir, le tout porté par une image soigneusement léchée. Sauf que ce film-ci n’arrive pas à la cheville de Control. Toujours les mêmes images floutées, la même ritournelle et le rythme d’une lenteur digne d’un film lithuanien ! Alors bien sur si on adhère à cette histoire qui glorifie l’histoire violente des USA, ça peut marcher. Mais pour les autres, une seule solution s’impose : quitter la salle !!!

Sincèrement la seule raison valable de rester devant son écran pendant 2h40 (c’est long que j’vous dit) c’est pour la prestation de Casey Affleck qui éclipse joliment celle de Brad Pitt.

 

15.10.2007

Control

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Control de Anton Corbijn (info

 

 

Control, comme la photographie d’Anton Corbijn, toujours parfaite.

Control, comme la prestation hallucinante de Sam Riley (qui interprète d’ailleurs les titres).

Control, comme le traitement de cette histoire dramatique, toujours juste et touchante.

Control, parce que le rock au cinéma c’est rare tout de même et pourtant c’est vachement bien.

Control, parce que sans Joy Division, pas de Truskel (et oui !) :)

 

14.10.2007

Un Secret

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Un Secret, de Claude Miller (info

Et bien voilà on tient le film de cette fin d'année, inutile d'aller chercher plus loin. Réalisateur inspiré, casting éblouissant et scénario ciselé. Il n'y a rien à jeter dans ce film qui nous hante longtemps après la projection, et qui personnellement m'a fait me ruer sur ce court récit signé Philippe Grimbert. Chapeau bas !

08.10.2007

Lagerfeld Confidentiel

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Lagerfeld Confidentiel, de Rodolphe Marconi (info

 

Documentaire affligeant, on n'y apprends strictement rien sur le personnage à queue de cheval ! Vous pourrez voir mon coup de gueule ce dimanche sur France 2 à 22h40 dans l'émission "France 2 Cinéma". 

04.10.2007

Touche pas à mon ADN

Pour signer la pétition :

http://www.touchepasamonadn.com/index.php

03.10.2007

L'Age des Ténèbres

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L'Age des Ténèbres, de Denys Arcand (info

 

Ah voilà un film qui fait plaisir ! Un film pas niaiseux, un pur moment de bonheur. Le seul problème : ceux qui ne connaissent pas le Québec en général et Montréal en particulier passeront totalement à coté du film. Pour ma part, ayant vécu dans cette grande ville francophone, j'ai ri tout du long. Certes la description du déclin de l'empire occidental est un peu forte de café mais pourtant ce futur proche semble fort probable du coté de nos cousins nord-américains. Après le principal reproche que je pourrais faire au film c'est "qui trop embrasse mal étreint", la fin du film notamment est mauvaise et surtout il y a quelques longueurs. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir enfin un film "fabriqué au Canada" dans notre vieille europe !

01.10.2007

Grow grow grow

J'en ai la chair de poule....
Tout simplement sublime. 

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